Jean-Luc Collignon

Jean-Luc Collignon

Alland'huy : Sainte Catherine, une église d'un intérêt exceptionnel

  Alland'huy

Une Sainte-Catherine photogénique

Il en est des églises comme des humains. L'extérieur peut se révéler éblouissant et l'intérieur fort décevant. Par chance quelquefois la beauté resplendit autant dehors que dedans. L'église Sainte-Catherine d'Alland'huy est du nombre de ces édifices qui plaisent d'emblée.

Plantée à la croisée du transept, la majestueuse tour romane, avec son gracieux toit pyramidal, est tout simplement photogénique!

«Il s'agit là d'une église d'un intérêt exceptionnel» clamait Hubert Collin dès 1969 (7) p. 13

 

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Rendre hommage à une aussi vieille dame oblige à quelques devoirs.

Pour raconter l'histoire de l'église Sainte-Catherine, il faut d'abord évoquer celle du terroir où la main de l'homme a fait naitre cette merveille d'architecture.

Le village d'Alland'huy au passé

La première mention citant Alland'huy date du 14 décembre 1145. C'est en tout cas celle qui subsiste, consignée dans une bulle du pape Eugène III (1145 - †1153), disciple et grand ami de Bernard de Clairvaux. La bulle papale confirme les possessions de l'abbaye Saint-Remy de Reims sur le territoire d'Alland'huy. (Caniacum callum et Alendusium cum ecclesii) (1) Il s'agit de deux censes : l'une située sur l'écart du Chesnois et l'autre proche de l'église, au centre du village. ( cense = grange monastique, bâtiment agricole)

 

Une seconde mention apparait dans le pouillé du début du XIVe siècle qui évoque l'église : Parrochia de Alenduys, déjà annoncée comme étant sous l'invocation de sainte Catherine (2). Avec ceux des Grandes Armoises, les paroissiens d'Alland'huy peuvent se targuer d'être les seuls du département des Ardennes à avoir choisi Sainte Catherine d'Alexandrie comme sainte patronne de leur église.

L'orthographe du nom du village a évolué au cours des siècles. Le "h" aurait été introduit en 1657 et l'apostrophe ajouté au XVIIIe siècle par analogie (ou contagion) avec le mot "aujourd'hui";

Pour certains auteurs, la localité tire son origine de "ADLOÏSDA" dont la racine "AL - OD" signifie : terre libre. Dhuy évoque à certains endroits un cours d'eau, un canal, une source. Les expressions "l'Adhuy" ou la "Dhuy" se lisent sur les anciens cadastres. Il existe la naux d'Huy à Saint-Loup-Terrier par exemple.

Le regroupement des communes d'Alland'huy et de Sausseuil date de 1828. Les deux communes avaient en effet été séparées en 1792.

 

Le Trésor des Chartes du comté de Rethel (3),  (Alland'huy dépendait du comté) reproduit des textes anciens qui mentionnent les différentes orthographes du village ainsi que les noms des habitants. Une illustration de quelques exemples est donnée ci-après par ordre chronologique de dates.

- 30 mars 1202 : un accord entre Hugues II, comte de Rethel et l'abbaye Saint-Rémy de Reims est passé au sujet des droits de gîte prétendus sur la localité de Alanduisium appartenant à l'abbaye dans l'intérieur du comté de Rethel.

- novembre 1236 : accord entre l'abbé de Reims et Hugues III au sujet de leurs droits successifs sur les forêts et la localité d'Alenduisum qui dépend de l'abbaye rémoise dans le comté du Rethélois.

- septembre 1241 : c'est encore un accord passé entre l'abbé de Saint-Rémy, ici nommé Pierre, et le comte Hugues III de Rethel, qui cite le village d'Alanduisium.

- 1er mai 1316 : il s'agit d'une vente d'une rente sur Alenduis effectuée par Colin de Barby à Jean de Monclin.

- 18 au 22 avril 1350 : dans les actes par lesquels les habitants d'Attigny se reconnaissent débiteurs d'une redevance envers le comte de Rethel pour son droit de sauvegarde sur leur ville, est cité : Corladus dictus Li Boulangiers de Alendiusio et plus loin il est question de Johaume dicto Le Fort de Alendusio (dit le boulanger, dit le fort).

- 13 janvier 1365 : une ratification d'adjudication se fait à Mézières (Maisieres) par devant Thomassin d'Allenduis et Jehan Regnault de Maisieres, tous deux tabellions jurés (le tabellion était un officier qui exerçait la fonction de notaire actuel).

- 13 mai 1383 : Thomas d'Alenduys apparait en sa qualité d'échevin du collège lors du partage de succession entre Julien Le Voué de Maisieres et Colart Colinet de Bouvignes, son gendre.

- 11 février 1384 : il est question d'un celier et du grenier qui sont en la rue des Jardins entre Thomassin d'Alenduys, échevin du Collège, et d'un autre propriétaire

- 25 avril 1395 : les habitants de la ville d'Alenduis sont cités.

- 22 avril 1398 : Simon Sergent est maieur (maire) de la ville d'Alenduy.

- 15 février 1421 : maistre Jehan d'Alenduy est cité comme conseiller dans une convention pour appliquer une clause du testament de Philippe de Bourgogne.. Maistre Jehan d'Alenduy est déclaré, plus bas dans le texte, lieutenant de monseigneur le bailli du Rethélois (qui se nomme Pierre Toignel).

- 14 septembre 1438 : Jean d'Alenduy fait l'objet d'un aveu et dénombrement pour ses fours de Warc (= Warcq) et autres rentes et immeubles. Il demeure à Warc.

- 3 avril 1466 : Jehan d'Alenduy le jeune, escuier, demeure à Clavy.  Maistre Jehan d'Alenduy était lieutenant audit Mézières de monseigneur le bailli...

Le temps ne s'est pas toujours écoulé "comme le long fleuve tranquille" dont rêve souvent la jeunesse insouciante. Des périodes de grandes misères humaines et matérielles l'ont traversé. La guerre a trop souvent été le remède du plus fort contre les faibles, quand les démunis réclamaient justice et respect de leurs droits.

L'épisode de mars 1430 est resté dans la mémoire des historiens qui se sont penchés sur le sort des villageois d'Alland'huy. L'événement a été maintes fois retranscrit. L'auteur, L. H. Labande du tome 3 du Trésor des Chartes (3) p. 389 rapporte le compte-rendu de l'arrêt de la Chambre des requêtes du palais, qui condamne en date du 28 novembre 1459, les habitants d'Alland'huy, Givry, Pauvres, Vieil-Saint-Remy et Juniville à payer au comte de Nevers et de Rethel, le droit de gîte et tous les arrérages dus jusqu'à cette date. Les "manants et les habitants" de ces villages considéraient, par le fait que l'abbaye de Saint-Rémy, ayant chez eux toute justice (Haute, Moyenne et Basse) sous le ressort et la souveraineté du Roi, qu'ils n'étaient aucunement redevables envers le comte de Rethel, d'autant que ses troupes, au lieu d'assurer leur sécurité, étaient venues les piller et les dévaster. Quelques passages choisis dans le texte de l'arrêt montrent combien fut grande la misère en 1430 :

Les habitants  estiment «par quoy n'estoient tenuz paier lesdictes sommes, mesmement que la plupart desdictes pilleries avoit esté faicte par les gens et officiers d'icellui demandeur (=le comte de Rethel), car il seroit prouvé et monstré que l'an mil CCCC et XXX, ou environ, ung jour de Nostre Dame en mars, aucunes (d'aucunes) gens de guerre estans en garnison de par ledit demandeur ou chastel de Rethel, avoient couru audit lieu d'Alenduy et illec avoient fait pluseurs pilleries et roberies (rober= voler => dérober, rauben en allemand) ; et samblablement y avoient depuis couru et pillé pluseurs cappitaines et officiers dudit demandeur, c'est assavoir (c'est-à-dire) en icelle mesme année le seigneur de Ternand, lors gouverneur des gens d'armes dudit demandeur oudit conté de Rethel (oudit = au dit, le "ou" remplace souvent le "au") ; et l'an mil CCCCXXXI, avoit sambl [ablement] couru messire Jacques de Lor (commune du 02 en limite du 08), lors gouverneur dudit conté de Retheloiz, et consécutivement [es] années ensuivans p[luseur]s autres cappitaines et gens de guerre d'icellui demandeur, lesquelz avoient tellement pillé et robé icellui lieu d'Alend[uy] qu'il estoit comme du tout en ruyne....

...lesdictes villes estoient très fort diminuées et tellement qu'il seroit impossible ausdis habitans d'icelles sommes paier entièrement, car en ladite ville d'Alenduy, ou il souloit avoir anciennement de sept a huit vings mesnagiers riches (=140 à 160 ménages riches, soit 600 habitants environ !) et puissans, ilz n'estoient a present que trente et six povres gens, et dont les deux pars estoient estrangiers et venuz d'estrange pais...(=dont la moitié était des étrangers).

Sombres années!....

Malheureusement des misères devaient encore s'abattre sur le village et ses habitants. Les guerres allaient s'enchaîner et véhiculer avec elles leurs lots de destructions. A la fin du XVIe siècle les guerres de religion secouent tout le pays. Les sombres années de la Ligue, et en particulier  les premiers jours d'octobre 1591, vont laisser à Alland'huy des traces indélébiles. Les troupes d'Henri IV, reconstituées pour l'occasion de reîtres et de lansquenets venus d'Allemagne, s'installent à Charbogne. A la demande du duc de Nevers, leur stratégie consiste à reprendre le château d'Omont reconquis quelque temps auparavant par les ligueurs conduits par le maréchal Antoine de Saint-Paul. Cet ancien capitaine, habile stratège, fidèle au duc de Guise, avait toutes les faveurs des catholiques de Champagne.

Une violente escarmouche oppose les deux camps de part et d'autre du ruisseau Le Foivre, sur les territoires d'Ecordal et d'Alland'huy.

Les troupes du duc de Nevers sont contraintes de battre en retraite et incendient tous les villages au cours de leur recul précipité. Les maisons d'Alland'huy sont les premières à en faire les frais de même que l'église romane, avec son chœur et son chevet gravement endommagés.

Les faits sont racontés dans les Mémoires du Maréchal de Saint-Paul dont est extrait le passage suivant :

«Pendant quoy le Roy de Navarre continuant tousjours le chemin de la Champaigne disposa le logement de son armée es environs d'Attigny, a le teste desquels il logea ses harquebuziers a cheval en ung villaige nommé Charbongne faisant mine de le voulloir assaillir. Mais le sieur de Villiers Sainct-Paul se jetta dedans, lequel gaillard de son naturel entreprint denlever le logis des plus proches de luy, par une notable charge se garantir du siege, et pour y parvenir donna dans ledict Charbongne où il battit et chassa ceulx qui luy osèrent resister en terasant jusques au nombre de soixante quil envoya chercher sepulture et eut continué du reste sy les trompettes sonnantes partout a cheval ne leussent adverty de sa retraicte ramenant avec luy près de six vingtz chevaulx de butin, exploict qui encouragea de tant ce jeune seigneur quil ne faisoit plus que les incommoder tant par ses courses que par allarmes...» (4)

De leur côté les ligueurs commettent aussi des exactions dans la région. Elles sont dénoncées par exemple, en 1590, par Louis de Gonzague, gouverneur de la Champagne pour Henri IV :

«l'armée d'un nommé Saint-Pol s'est montrée si dénaturée et a tellement effacé en elle les marques et traictz d'humanité que d'une rage bestiale, furieuse et desbordée, elle a commencé à mectre le feu en plusieurs bourgs, villages et jusques aux maisons particulières de ceulx de la noblesse et autres, n'epargnans mesmes les églises et tous lieux saints et sacréz» (Bibliothèque Nationale FR 3979 [160])

A ces désastres imputables à la main de l'homme, s'ajoutent les calamités naturelles et leurs conséquences. La période des guerres de religion s'accompagne d'un refroidissement climatique (hivers rigoureux, étés fort pluvieux) qui engendre une baisse des récoltes et son corollaire : la famine. La malnutrition génère des maladies comme la dysenterie (le maréchal de Saint-Paul en est atteint) et les épidémies gagnent du terrain comme la peste qui décime la population.

De toute situation dramatique le citoyen d'hier comme celui d'aujourd'hui sait toujours relever la tête ; celui d'Alland'huy a su y parvenir plus vite grâce à l'excellente fertilité du sol de son terroir. Depuis toujours fruits et légumes sont produits en abondance et sont réputés pour leur qualité (oignons, carottes, asperges...). Quand la clémence du ciel accompagne le paysan dans son travail de la terre, les récoltes assurent revenus et suffisance alimentaire. La présence de bonnes terres humides autour du ruisseau Le Foivre favorise l'élevage en produisant une herbe grasse dont les noms de lieudits conservent la mémoire : Pré Mairy, Pré des Reines, Beau Pré etc...

Très tôt l'abbaye Saint-Remi de Reims a su tirer parti de cet avantage naturel exploité dans deux censes.

La cense de la Becque, encore dénommée grande cense, située à l'ouest du village, et la seconde appelée petite cense sont mentionnées dans l'inventaire Lemoine qui conserve titres de cessions et baux de locations sur plusieurs siècles.(5) L'année 1772 mentionne l'acquisition, par échange, d'une troisième cense appelée "ferme de Récicourt" du nom de son ancien propriétaire.

L'abbaye rémoise n'a pas manqué de pourvoir à l'éducation spirituelle de ses fermiers, elle leur assure très tôt le service du culte. L'église est construite au milieu du XIIe siècle. Elle conserve aujourd'hui des parties romanes qui peuvent dater de l'époque de la bulle papale reconnaissant les possessions terriennes de l'abbaye à Alland'huy. 

Descriptif de l'église

 

La nef constitue la partie la plus ancienne. Elle a été fortifiée au XVIe siècle, à la suite des guerres de la Ligue. Cette transformation est venue alourdir la physionomie d'ensemble de la nef, par une toiture unique à deux versants, couvrant les trois vaisseaux. De même, la façade occidentale a perdu de son élégance en raison du rehaussement des murs des collatéraux.

 

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Vue actuelle

 

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Configuration primitive hypothétique (étude de L. Dubois) (6)

 

La transformation du XVIe siècle a entrainé la suppression de l'éclairage naturel par les fenêtres hautes. C'est à cette époque qu'ont été réalisés le transept et le chœur polygonal à cinq pans, accosté d'une tourelle d'angle permettant l'accès aux combles, celle-ci parait plus récente.

 

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Vue du chevet

 

Extérieur

1 Le clocher

Ce sont les faces (ouest, est et nord) de la tour qui forcent l'admiration avec leurs doubles baies géminées en plein cintre, au décor souligné par un ébrasement à double rouleau.

La toiture pyramidale qui coiffe la tour est délimitée par une corniche dont l'ornementation donne l'apparence d'une suite de modillons que la lumière met en valeur.

 

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Les chapiteaux des colonnettes des baies présentent un décor végétal à crochets fort répandu à l'époque de la construction de la tour. L'ensemble a reçu une restauration.

Le larmier fracturé en plusieurs endroits sous les fenêtres a été réparé ainsi que les auvents.

2 Les Bas-Côtés

Leur toiture, jadis en appentis, laissaient apparaitre les fenêtres hautes de la nef. Rehaussés, ils ont été fortifiés à l'époque de la Fronde. Des canonnières avaient été ouvertes dans les murailles, elles subsistent sur le mur du collatéral nord, sur la façade occidentale de la nef, et au bras nord du transept. L'absence de fortifications sur l'aile sud est justifiée par la présence, jadis, d'une clôture qui faisait fonction de système défensif. Les murs des bas-côtés, en moellons, dont les joints sont tirés au fer, contrastent avec la belle pierre de taille des bras du transept.

Les baies sont en plein cintre. Elles étaient autrefois munies de barreaux verticaux de défense. Trois fenêtres éclairent le bas-côté nord, et quatre celui du sud.

 

3 Le cimetière

Le cimetière était autrefois, comme partout ailleurs, situé autour de l'église. Il était clos par un mur d'enceinte. Le nouveau cimetière a été ouvert en périphérie du village en 1900.

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Le mur d'enceinte de l'ancien cimetière avant 1900.

A noter que les baies de la tour sont munies d'auvents recouverts d'ardoises. La corniche apparait en mauvais état côté ouest.

Photo tirée du site www.delcampe.net

4 Le portail occidental

C'est un portail classique dont Hubert Collin donne le descriptif suivant (2) page 62 :

«Portail occidental formé de trois rouleaux (tores) en arcs-brisés reposant sur des colonnettes à chapiteaux de feuilles enroulées, disposées en ébrasement. Le tout est surmonté d'une archivolte à palmettes analogue à celles des grandes arcades. [de l'intérieur de la nef] Le tympan est nu. Fenêtre dominant le portail surmontée d'un arc porté par deux colonnettes à bagues. Datation proposée : fin XIIe siècle (vers 1185)»

La fenêtre haute a perdu son remplage gothique encore visible sur la carte postale ci-dessus. Un tambour d'entrée en bois a été déposé en 1963, ses portes ont été réinstallées à la sacristie.

 

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A noter que le bandeau décoré de palmettes stylisées, se prolonge au-delà de l'archivolte, horizontalement de part et d'autre du portail. Le même processus est appliqué pour la fenêtre haute, le bandeau délimite en plus l'angle supérieur du fronton et épouse un retour au nord et au sud des bas-côtés. Cette disposition semble être unique dans la région.

 

Intérieur

 

 

1 La nef

La nef comporte quatre travées. A l'image d'autres églises romanes, son plafond était autrefois dotée d'une charpente apparente. Déjà en 1776, Jean ALBERT, fournisseur de matériaux avait remplacé cette charpente par un plafond peint couleur azur, parsemé d'étoiles. Puis en 1863, le plafond, devenu à bout de résistance («les planches tenaient les clous» dit le rapport du curé de l'époque), a été remplacé par un voûtement en plâtre, bois et mortier. Les voûtes d'ogives en plâtre imitent celles du transept. Les fenêtres hautes sont toutefois préservées. Des colonnes de plâtre qui recevaient ces nervures furent enlevées en 1938/39 pour retrouver l'aspect originel des piliers. 

 Les piliers

La section cruciforme des grosses piles de la nef est unique dans la région. Chaque angle formé par les bras de la croix reçoit une colonne à chapiteau avec un beau décor végétal, tantôt présentant un motif à l'extrémité enroulée en crochet, tantôt surmonté d'une couronne de pétales trilobés. Les chapiteaux supportent la retombée des rouleaux des arcades. Un tailloir-imposte mouluré sur tout le pourtour de la pile, s'intercale entre les deux, jouant un rôle de tampon d'un bel effet architectural.

 

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Corbeille d'un chapiteau avec motif végétal enroulé. Au-dessus l'imposte moulurée carrée qui entoure la pile

 

L'arc des arcades, avec ses palmettes stylisées identiques à celles de la façade occidentale et ses rouleaux disposés aux angles, épouse la courbe du tiers-point. Ce signe marque la fin de l'art roman et les prémices du style gothique qui va gagner la Champagne.

2 Le transept et le chœur

L'architecture est ici toute différente. Le chœur et le transept, refaits au XVIe siècle, y révèlent des éléments architecturaux typiques de l'époque. Pour soutenir la grosse tour romane, la voûte s'enrichit de liernes et de tiercerons. Les liernes sont des nervures auxiliaires qui lient la clé de voûte à la tête des arcs doubleaux et formerets, et qu'elles divisent en voutains. Les tiercerons constituent des subdivisions de la lierne. Elles caractérisent le style gothique flamboyant, dont un bel exemple ardennais  s'observe en la basilique Notre-Dame d'Espérance à Mézières.

Les nervures moulurées retombent en pénétration dans les colonnes, qui sont soit sans chapiteau, soit munies d'une bague saillante parfois décorée d'un motif animalier avec grotesques. Les nervures s'achèvent souvent sur des culs de lampe façonnés en forme de cariatides comme aux contreforts du chœur.

 

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Comme elle s'observe ici, la fonction du chapiteau réduit à une couronne, n'est plus d'assurer la charge de la retombée de la nervure puisqu'elle celle-ci s'insère bien au-dessus : elle demeure purement un élément décoratif, pour rompre l'uniformité de cette colonne de grande hauteur.

Le chœur d'une seule travée bénéficie d'une lumière naturelle grâce à ses hautes fenêtres gothiques flamboyantes. Celles-ci sont à deux, trois ou quatre meneaux surmontés d'un remplage à soufflets et mouchettes caractéristiques de cet art. La baie axiale et celle du sud est ont été bouchées vraisemblablement au XVIIIe siècle lorsque fut installé l'autel baroque. Seule celle du sud-est  fut réouverte en 1960.

Des travaux de ravalement ont eu lieu en 1935  pour la voûte du chœur et en 1937 pour celle du transept. A la suite de la Seconde Guerre, des réparations se sont avérées à nouveau nécessaires, elles ont été financées par les Dommages de guerre. Plusieurs obus sont tombés sur l'édifice : un sur l'abside, un sur le bas-côté sud et un sur le clocher où se trouvait, raconte-t-on, un guetteur allemand. Naturellement toutes les verrières ont volé en éclats et les dégâts furent importants. Les réparations ne débutant pas immédiatement, les pluies ont désagrégé les arêtiers de la voûte au-dessus du chœur. L'église fut fermée et le culte assuré dans une grange, parfois même dans la salle à manger du curé!

D'autres travaux d'après guerre ont été réalisés :

- réfection de la toiture

- restauration du plafond du bas-côté et de son mur

- consolidation de deux contreforts du chœur avec reprise en sous-œuvre pour installer une semelle en béton armé

- réfection des bases des piliers de la nef côté sud

- repose d'un dallage dans les bas-côtés et la nef

Puis plus tard devaient intervenir :

- restauration du haut des contreforts

- réouverture des baies ouest et sud de la tour du clocher obstruées par les auvents ardoisés

- achèvement du dallage du transept

- pose de nouveaux vitraux en 1962

- démontage en 1963 de la chaire à prêcher et de la tribune

- démontage du tambour d'entrée du portail occidental. Sa porte, restaurée a été reportée devant la sacristie. En chêne massif elle est  avec son encadrement Renaissance  de style Louis XIII.

 

 

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Les éléments sculptés de la porte évoquent une tête de satyre et une de faune. Dans l'arc au-dessus des portes, se distinguent des dauphins ; plus haut encore figurent quatre sculptures : Eve, le Christ, saint Pierre et sous le Christ une tête de lion. Ils représentent respectivement le péché, la Rédemption, l'Eglise et sans doute le démon pour la tête de lion (8). 

La sacristie a été construite en 1883. A cette occasion tout l'édifice a bénéficié d'un ravalement extérieur.

La violente tempête de 1990 endommage la toiture qui couvre la nef et les bas-côtés. Une campagne de restauration des charpentes et de la couverture s'effectue en deux tranches de 1995 à 1996 ; à cette occasion d'autres travaux annexes sont commandités comme la protection de la vitrerie ou l'aménagement d'une armoire électrique.

Le mobilier

1- L'orgue

Il avait été construit au XIXe siècle et se situait sur la tribune adossée au mur occidental de la nef. Pillé comme beaucoup d'autres en 1917, le buffet vide a été détruit en 1940/44 et la tribune démontée en 1963. Il possédait un décor néo-gothique.

 

2- La chaire à prêcher

La chaire était fixée au deuxième pilier, en partant du chœur, côté Evangile. Elle possédait un escalier à enroulement sénestre (on regardait l'autel en montant) . Les panneaux de la cuve étaient dépourvus de motifs, mais une décoration sculptée existait entre chaque. La chaire a été démontée en 1963.

 

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3 - Le maître-autel

Le maître-autel, en pierre, est de style baroque. Il est consacré à sainte Catherine dont la statue domine sa structure. Il a été réalisé en 1689 par J. Arnoulet dont on a retrouvé la signature gravée sur une pierre découverte en démontant les portes du chœur en 1961.

 

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La table d'autel en marbre date de 1792 (elle avait coûté 620 livres à l'époque).

Le tableau du retable représente la Résurrection, il est l'œuvre du peintre rémois Germain qui l'a réalisé en 1815, sans doute inspiré par la célèbre toile d'Annibale Carracci exposée au musée du Louvre. Germain est également l'auteur des deux médaillons représentant saint Pierre et saint Paul, aujourd'hui démontés. 

Jean-Baptiste Louis Germain est un peintre de l'école de Reims. Il est né le 25 août 1782 à Reims et y est décédé le 9 janvier 1842. Il a été l'élève de Clermont, professeur de l'école de Reims, puis, à Paris, de Regnault qu'il suivit pendant plusieurs années. «Son premier tableau, peint à l'âge de 20 ans, fut un Saint-Martin qu'il réalisa en 1803 pour l'une des chapelles de l'église Saint-Rémi.

Il peint beaucoup de portraits et de tableaux d'église lors de son retour en terres rémoises ; il retourne à Paris et fréquente Liénart, alors élève du célèbre David. Il entreprend son Christ qu'il expose d'abord dans Notre-Dame de Paris avant de le donner à la cathédrale de Reims en 1813. Le tableau était placé en face de la chaire, il représente Jésus Christ près d'expirer sur la croix.» (11). Il expose au Salon de Paris de 1819 à 1836.

Il est l'auteur d'une belle composition de Marius sur les ruines de Carthage que l'architecte rémois Brunette destinait au musée de Reims.

Ce musée possède plusieurs toiles de l'artiste :

- Portrait de Charles Philippe de France

- Portrait de Louis Castel

- Entrée de Jeanne d'Arc à Reims

- Tête de Christ

- L'artiste

En 1872, un grand tableau et deux médaillons de Germain ont été remis à neuf dans l'église Saint-Maurice de Reims. Il est dommage que les deux médaillons d'Alland'huy aient été enlevés dans les années 1960.

 

 

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Les portes latérales encadrant l'autel ont été démontées en 1961. La carte postale ancienne ci-dessus rend compte de la richesse de l'autel avant transformation.

Sainte Catherine d'Alexandrie, patronne du lieu, est représentée debout tenant la palme du martyre d'une main, avec derrière elle, la roue de son supplice.

La sainte ne doit pas être confondue avec ses homonymes : sainte Catherine de Sienne, la dominicaine morte en 1380, et Catherine Labouré.

Sa fête se célèbre le 25 novembre, bien qu'éliminée du calendrier romain en 1970.

L'historicité de sa vie est fort douteuse en effet. Selon la légende, cette jeune fille, issue d'une noble famille d'Alexandrie, aurait refusé d'épouser l'Empereur en personne, «en raison de son "mariage mystique" avec le Christ. Elle soutient victorieusement une dispute contre cinquante philosophes alexandrins, chargés par l'empereur Maximien de lui démontrer l'inanité de la foi chrétienne. Furieux de cet échec, Maximien fait brûler vifs ces philosophes, puis condamne Catherine à être déchirée par une roue garnie de pointes. Celle-ci se brise miraculeusement. Catherine meurt enfin décapitée.

Le récit, entièrement légendaire, de sa vie s'est répandu à partir du IXe siècle. Sainte Catherine a été l'objet d'une immense vénération au Moyen-Age. Son culte fut particulièrement développé en Angleterre. Elle a été invoquée par Jeanne d'Arc, avec sainte Marguerite.

Elle est la patronne des jeunes filles, qui avaient le privilège de coiffer sa statue d'une couronne de fleurs à sa fête, ainsi que des clercs et des charrons» (9) p. 73 - 74

Jadis dans les églises où se trouve une statue de sainte Catherine, le jour de sa fête, les demoiselles de 25 à 35 ans, -les catherinettes -, avaient effectivement le devoir de remplacer la coiffure de la sainte. on disait qu'à 25 ans, il fallait placer une première épingle à la coiffure de la sainte, une seconde à 30 ans et à 35 ans la coiffure était achevée.

Alland'huy célébrait la "petite fête" du village le 25 novembre.

 

4 - Les fonts baptismaux

Dans le respect de l'antique tradition les fonts baptismaux sont conservés dans une chapelle fermée par une grille dans le bas du bas-côté nord.

Ils se composent d'une cuve circulaire en pierre bleue de Meuse reposant sur un pied monolithe gothique en pierre calcaire blanche, d'époque donc plus récente.

La cuve avec ses quatre têtes d'angle est d'un calcaire sombre elle a été datée du premier tiers du XIIIe siècle.. Entre les têtes, le décor se réduit à une frise de trois arcatures qui pourrait rappeler celle qui orne les sarcophages antiques. Comme déjà évoqué dans les pages de ce blog, le rituel du baptême reprend le symbolisme mortuaire, avant de lui adjoindre celui dédié au statut du nouveau chrétien.

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5 - La statue de la Vierge

Elle est en bois doré et date du XIXe siècle. Il s'agit d'une statue issue de la représentation de la Médaille Miraculeuse fort répandue à la suite des apparitions de la Vierge à Catherine Labouré en 1830.

 

6 - Inscription et peintures murales

En 1964 lorsque les revêtements muraux du chœur furent grattés pour être restaurés, une découverte archéologique allait susciter la curiosité des chercheurs.

Gravée dans la pierre, une inscription latine en lettres gothiques témoigne du courage dont firent preuve les bâtisseurs au lendemain des guerres de religion qui ont laissé tant de cendres en ce lieu : "Post cineres virtus vivere sola facit".

L'internaute Olivier Poisson a bien voulu suggérer la traduction suivante :  "Après les cendres, seul le courage fait vivre". Le terme virtus  donne ici un sens de valeur morale à l'inscription, qui n'est pas que commémorative.

Une autre lecture a été avancée par Raymond Hardy (10) qui écrit page 29 :

[une inscription latine : «Post cineres virtus vincere sola facit», formule qui, probablement inspirée d'Ezéchiel, le prophète imprécateur (Ez. 33, 14 à 20 et 37, 1 à 14), pourrait ainsi s'interpréter : «Quand tout ne sera plus que cendres, alors seule triomphera la vertu»]

 

Alland'huy inscription mod 2.jpg

 

Lors du ravalement des murs du transept nord, sous l'épais enduit de terre, sont apparues des peintures murales représentant une scène de chasse. Le personnage de premier plan, armé d'une lance, semble porter sur son poing droit un faucon, qui s'apprête à fondre sur le lièvre (ou le lapin) situé devant eux.

Une partie seulement de ces peintures a été mise au jour, d'autres peut-être plus anciennes se devinent plus haut. Les peintures semblent dater du XVIIe siècle. La présence d'un maître fauconnier dans le secteur a été identifié par les historiens, mais aucun écrit ne permet de faire le lien avec la scène de chasse d'Alland'huy.

 

Alland'huy fresques réd.jpg

 

7 - La tête de saint Louis

Au cours des mêmes travaux une tête de saint Louis, retrouvée par hasard dans une maison du village, a été scellée dans le mur près de la sacristie. Elle daterait du XIIe siècle.

 

8 - Les bénitiers

Deux bénitiers ont été acquis en 1790 (pour la somme de 12 livres)

 

9 - La piscine

Une piscine gothique flamboyante de l'époque de la reconstruction du chœur s'observe dans le transept sud

 

 Alland'huy 034 piscine réd.jpg

 

10 - Les cloches

a) le bourdon : le parrain est Mr Lucien Noizet, la marraine, Mme Louise Pierlot née Baudoin. L'inscription s'énonce ainsi : « Je m'appelle Lucienne, Louise, Catherine et remplace ma sœur aînée, Marie, Rosalie, enlevée par les allemands. La paix me ramena au milieu de vous, que la paix m'y garde. J'ai été bénite par Monseigneur Camu, Raoul Coche étant maire et Edmond Aubry curé

 

b) l'angélus : le parrain est Mr Ludovic Paté, la marraine Mathilde Coche née Steichen. Inscription : «Je m'appelle Mathilde, Alexis, Madeleine et remplace ma sœur aînée enlevée par les allemands. Que ma voix chante avec vous les louanges de Dieu, annonce les joies, adoucisse les peines, qu'elle enseigne aux générations futures la concorde et la paix. J'ai été bénite par Monseigneur Camu, Raoul Coche maire et Edmond Aubry curé. Le 27 Mai 1923»

 

11 - Les vitraux

Ils ont tous été cassés au cours des bombardements de 1939/45. Les nouveaux ont été installés en 1962.

 

Alland'huy 037 vitrail mod.jpg

 

Le vitrail dédié à sainte Catherine (palme du martyre et livre des philosophes) et à sainte Marie-Madeleine (porteuse du vase aux parfums)

 

L'inscription de l'église au titre de l'Inventaire Supplémentaire des M. H. du 28 mai 1957 a été annulée. L'édifice est désormais classée M. H. par arrêté du 27 août 1986.

 

 

L'abbé René Marchand

 

Il n'est pas concevable d'évoquer l'église d'Alland'huy sans mentionner la mémoire de son dernier curé, l'abbé René Marchand.

Durant les 53 années de son sacerdoce sur le district - un record - il s'est attaché inlassablement à mettre en valeur le patrimoine religieux des cinq églises dont il avait la charge.

En 1969 déjà, le Journal L'Union titrait pour son article relatant les travaux réalisés dans l'église : «L'abbé Marchand a consacré 35 ans d'efforts pour la restauration de l'église d'Alland'huy» (8). Des efforts, il en déploya en maniant lui-même la truelle et le burin sur les chantiers, mais surtout en multipliant les démarches administratives, notamment pour obtenir le classement des églises par les Monuments Historiques. Son engagement, il le manifesta encore lorsqu'il obtint un prix des "Maisons fleuries" dont la somme fut intégralement investie dans la restauration de l'église ou encore lorsqu'il finança de ses deniers propres des travaux dont la prise en charge avait été refusée.

Il avait été nommé curé d'Alland'huy par Mgr Suhard, mais la missive officielle qu'il reçoit, est envoyée par le vicaire général Mgr Camu ; elle est datée du 31 octobre 1933.

Le nouveau curé sera officiellement installé le dimanche 10 décembre 1933 par l'évêque de Troyes. L'arrivée de l'abbé Marchand innove une nouvelle structure : le district.

Celui regroupe les communautés chrétiennes des villages d'Alland'huy-Sausseuil, Charbogne, Ecordal, Saint-Lambert et Le Mont-de-Jeux, Sorcy-Bauthémont soit environ 1400 habitants.

L'abbé Marchand, dont le frère était aussi curé à Le Chesne, a été membre de la Société d'Etudes Ardennaises dont le bulletin conserve plusieurs articles sous sa signature.

Il a reçu pour les travaux de restauration de l'église un prix  de "La Plus Belle France".

Il a été un pionnier de l'Action catholique rurale et de l'Action catholique pour l'enfance. (Journal Chez-Nous n°4 de sept-oct 1986)

René Marchand aimait le football. Il créé en 1963 l'Union sportive d'Alland'huy qui comptera  des licenciés séniors, une équipe de 2ème Division et une en 3ème Division. Le stade d'Alland'huy porte désormais son nom. La jeunesse l'aimait et le respectait. La vivacité de son esprit et la vélocité de ses gestes étaient à l'origine du sobriquet "Filoche" que lui donnaient, sous le manteau, les jeunes qui le côtoyaient.

Il est décédé en 1986. Chacune des églises de son district lui rend hommage par une plaque commémorative apposée par ses paroissiens.

JLC

 

________________ •  _______________________ • __________________

(1) cité par le Docteur Octave Guelliot dans son Dictionnaire historique de l'arrondissement de Vouziers t. I, Éditions Terres Ardennaises,‎ 1997 p. 15 à 18

(2) Les églises rurales romanes du pays de Reims et des Ardennes. Hubert Collin Société d'Etudes Ardennaises, 1974 p.62

(3) Trésor des Chartes du Comté de Rethel publié par ordre de S. A. S. le prince Albert 1er par Gustave Saige et Henri Lacaille .1914 - 5 tomes

(4) Les Mémoires du Maréchal de Saint-Paul (1588 - 1593) ont été publiées par le marquis Olivier de Gourjault en 1894 chez J. Laroche et reprises par l'auteur dans la Revue de Champagne et de Brie aux tomes XX (pages 82 à 85), XXI (pages 293 à 301 et 425 à 431), XXIII (pages 13 à 26 ; 179 à 202 ; 332 à 346), XXIV (page 117 à )

(5) Archives de la Marne. Chapitre de Reims Inventaire de Lemoine Alland'huy : liasse 2G 949, 7 pièces ; 2G 950, 2 pièces ; 2G 951, 8 pièces ; 2G 952 8 pièces ; 2G 953, 6 pièces ; 2G 954, 11 pièces ; 2G 955, 1 pièce (cahier de 11 feuillets).

(6) Etude Préalable à la restauration de la couverture de la nef. Rapport de mars 1994 par Lionel Dubois Architecte en Chef des Monuments Historiques 91170 Viry-Châtillon - 12 pages + annexes.

(7) Les Eglises Anciennes des Ardennes. Par Hubert Collin, directeur des services des Archives des Ardennes. Editions O.D.T.A.  Charleville-Mézières. 1969 

(8) coupure de presse du journal L'Union, édition du 26 septembre 1969

(9) La Bible et les Saints. Guide iconographique Gaston Duchet-Suchaux Michel Pastoureau Flammarion 1991

(10 ) Raymond Hardy, « Brefs regards sur le patrimoine religieux », Le Curieux Vouzinois, no Hors série n°8,‎ décembre 2005

(11) Note biographique sur Jean-Baptiste Louis Germain par Lacatte Joltrois

La notice sur Alland'huy-Sausseuil de Paul Witry ajoute qu'un tableau de Saint Eloi, peint par Suzan datait de 1774 et avait coûté 48 livres - article écrit en 1904



18/01/2015
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